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Cheikh Tidiane Sabaly : "Je dois beaucoup à mes parents"

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Cheikh, pouvez-vous nous raconter votre enfance… Est-ce que le football a toujours été une évidence pour vous ? 

Cheikh Tidiane Sabaly : J’ai grandi dans le Sud du Sénégal, à Kolda, entouré des mes frères et sœurs. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé jouer au football. Je faisais souvent des matches avec mes frères et mes amis. J’ai chaussé mes premiers crampons à 13 ans et dès mes débuts, mes parents m’ont énormément soutenu, aidé et encouragé. Ils ont cru en moi et m’ont donné énormément de force, je leur dois beaucoup. C’est grâce à eux si je suis, aujourd’hui, un joueur du FC Metz. Mon père vit toujours au Sénégal, je lui rends visite régulièrement. Malheureusement, ma maman est décédée en 2012. Mais je dois dire qu’elle fait toujours partie de ma vie. J’ai quotidiennement une pensée pour elle et je fais tout pour la rendre fière. 

Difficile de parler de vos débuts sans évoquer Génération Foot, est-ce que vous vous souvenez de la première fois que vous avez entendu parler du FC Metz ?

C.T.S. : Lorsque j’ai intégré le centre de formation Génération Foot, j’ai compris que le football pouvait être une option et que je pouvais en faire mon métier. Les formateurs nous parlent très vite du FC Metz et de la possibilité d’y jouer si nos résultats suivent. Cette opportunité est devenue un véritable objectif pour moi, je me devais d’être performant. Car j’avais qu’un seule envie : partir en Europe pour m’épanouir sur un terrain de football.

Est-ce que vous aviez des modèles lorsque vous étiez petit ? 

C.T.S. : Alexis Sánchez et Cesc Fàbregas sont les deux joueurs que j’aime le plus. Le premier me ressemble, il est petit comme moi et apprécie prendre la balle pour créer des différences. J’adore Cesc Fàbregas car c’est un joueur qui peut jouer plusieurs postes. Au Arsenal FC, il était milieu de terrain mais il évoluait aussi en tant qu’attaquant pendant certains matches. Il est très polyvalent et créatif, je le trouve très inspirant. 

Quelles ont été vos premières impressions quand vous êtes arrivé à Metz ? 

C.T.S. : Je suis arrivé à Metz, en 2018. J’ai dû quitter mes parents et mon pays, c’était très compliqué au début. Alors que j’étais très jeune, j’ai découvert un tout nouvel environnement. J’ai dû me créer de nouvelles habitudes. Mais je savais que je devais passer par là pour devenir un joueur de football professionnel. Il faut savoir faire quelques concessions pour atteindre les objectifs que l’on se fixe. Je souhaitais à tout prix intégrer l’équipe pour jouer le plus de matches possibles. Je n’ai jamais lâché et j’ai toujours cru en moi. Je restais persuadé que la vie allait me sourire. Je tiens cette force de caractère de mes parents. Ils m’ont inculqué de nombreuses valeurs et m’ont appris à ne jamais baisser les bras. Ils me disaient de toujours garder en tête mon objectif, et qu’avec le temps, tout finirait par s’aligner. C’est en appliquant ce leitmotiv familial que j’ai réussi à m’adapter à ma vie messine. 

Avant de jouer sous la tunique grenat, vous avez été prêté au Pau FC puis à Quevilly Rouen, qu’est-ce que ces deux expériences vous ont-elles apportées ? 

C.T.S. : J’ai fait trois années de prêt au total. Je suis parti en 2019 au Pau FC alors que l’équipe évoluait en National 1. J’ai joué de nombreux matches et j’ai participé activement à la montée de l’équipe en Ligue 2. C’était une première dans l’histoire du club. C’est donc une immense fierté d’avoir contribué à ce succès retentissant. À l’issue de cette année de prêt, je sentais que j’avais encore besoin de gagner en compétence. J’ai rempilé pour une deuxième année au Pau FC et nous nous sommes maintenus. Je suis ensuite parti à Quevilly Rouen pour une saison. Ce fut une très bonne expérience. À cette période, j’ai compris, qu’en tant que joueur, il faut toujours avoir un objectif en ligne de mire pour rester motivé. Ces différentes expériences m’ont énormément apprises et je les ai prises comme une opportunité pour progresser tant sur le plan humain que professionnel. 

Au début de l’été, vous avez prolongé votre contrat avec le FC Metz jusqu’en 2026. Qu’est-ce qui vous a motivé à faire ce choix ?

C.T.S. : Je dois avouer que ce choix s’est fait très naturellement, je n’ai pas eu à réfléchir. Dans la mesure où tout se passe bien, lorsqu’ils m’ont proposé de prolonger mon contrat, j’ai immédiatement dit oui. Tous les signaux étaient au vert : le coach me fait confiance et je joue régulièrement. Je n’ai pas une immense expérience en Ligue 1, j’avais aussi envie de prouver mes capacités sur le terrain. J’en ai tout de même parlé à mes agents et à mon père pour connaître leur opinion sur le sujet. 

Si on évoque votre premier but de la saison, vous avez marqué face à l’OM et pour célébrer vous avez sauté dans les bras du coach László Bölöni. Quelle relation avez-vous avec lui ? 

C.T.S. : J’ai une très bonne relation avec lui. Je suis très content d’évoluer dans cette équipe et j’essaye toujours de me donner à fond sur le terrain. 

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