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Agouazi, le sens du combat

Metz a produit face à Caen une partie pleine de solidarité et de pugnacité. La prestation de Laurent Agouazi, repositionné plus bas au sein de l’entre-jeu, est à l’image de celle de son équipe, courageuse et déterminée. Entretien avec un garçon dans le coup.
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Laurent Agouazi devance Gregory Proment dans les airsLaurent, quel sentiment prédomine après la victoire sur Caen lundi soir ?

Laurent Agouazi : « Nous sommes heureux d’avoir gagné et surtout, d’avoir réussi à produire un tel match. Cela prouve que nous avons du caractère, des ressources. Pas mal de critiques avaient accompagné nos précédentes prestations. Nous voulions les démentir, je trouve que nous l’avons plutôt bien fait. »

Ces critiques vous ont-elles touché ?

L.A. : « Bien sûr. Lorsqu’on est joueur, les compliments nous apportent de la confiance. Et inversement, les critiques nous touchent dans notre orgueil. C’est humain. En ce qui nous concerne, celles que nous avons subies étaient plus ou moins justifiées. D’un côté, on ne gagnait plus nos matches. Mais il y avait aussi pas mal de paramètres qui jouaient en notre défaveur. Il fallait s’adapter au départ de ‘Ludo’, aux conditions de jeu difficiles. Par exemple, comment peut-on nous juger sur le match de Bastia ? »

Vous avez opéré une réorganisation au milieu de terrain. En quoi votre rôle a-t-il évolué ?

L.A. : « Contre Brest et Bastia, j’étais à un poste très avancé. J’évoluais quasiment en tant que deuxième attaquant. Face à Caen, nous sommes passés à un 4-3-3. Avec Cardy et François, nous étions quasiment sur la même ligne. Être placé de la sorte, presque comme un milieu défensif, me permet d’être face au jeu. On trouvait d’avantage de solutions car le porteur du ballon avait toujours 3 ou 4 appuis. Compte tenu de l’état du terrain et de notre forme physique, c’était la bonne façon de procéder. Ce système nous permettait aussi de défendre en avançant, en allant les chercher. »

C’est l’un de vos meilleurs matches cette saison ?

L.A. : « J’irai même plus loin. A mon avis, c’est le meilleur que nous avons fait jusqu’à maintenant. Certes, on peut parler du match de Strasbourg où nous avions mis 4 buts. Mais je trouve que notre mérite est plus important encore sur cette partie. Nous sortions d’une période difficile, il fallait s’adapter au terrain ; et pour finir, Caen est la meilleure attaque de Ligue 2, elle n’a eu qu’une demie occasion sur un coup franc que ‘Seb’ (Bassong) a détourné. D’entrée de jeu, nous avons mis un impact physique très important et le rythme était élevé. »

C’est d’abord sur le plan physique que vous avez battu Caen ?

L.A. : « Ce match était spécial : c’était la meilleure défense du championnat contre la meilleure attaque. Le coach nous en avait parlé avant le match : dans ces cas-là, c’est souvent la meilleure défense qui l’emporte. On sait que lorsqu’on défend bien, on arrive à se créer quelques occasions. Nous avons tous fait un boulot important, ensemble, pour préserver notre cage inviolée, que ce soit les défenseurs, les milieux ou les attaquants. Quand on voit ‘Papiss’ faire un pressing sur Traoré à la 90ème… »

Agouazi et Gygax au pressing
"Avec Gygax, on peut dire qu’une fois de plus, le club ne s’est pas trompé dans son
recrutement : bon joueur sur le terrain, bon mec en dehors"

Cette façon de jouer nécessite une grosse débauche d’énergie. Francis De Taddeo nous a d’ailleurs confié qu’il ne vous avait jamais vu demander à sortir avant la fin d’un match ?

L.A. : « J’étais complètement ‘cramé’. Il fallait que je sois honnête avec moi-même et avec le groupe. Je pouvais faire une faute dangereuse, me blesser ou prendre un avertissement. C’est pourquoi j’ai préféré sortir. Cela a surpris Francis car il me connaît, il sait que je n’ai pas l’habitude de terminer les matches aussi fatigué. Mais nous avons mis la barre tellement haut physiquement, dans les courses, dans les duels. Nous avons tout donné sans calculer, c’est ce qu’il faut continuer de faire jusqu’à la fin de la saison. »

Comment se passe l’intégration de Daniel Gygax ?

L.A. : « Sur le terrain, il a retrouvé une place qui lui convenait mieux face à Caen. Il peut davantage faire parler sa vitesse et sa percussion. Après Bastia, où il n’avait pas joué, nous avons beaucoup travaillé tout au long de la semaine avec lui. Dans le vestiaire, il s’est très bien intégré car il chambre beaucoup. Je pense que les joueurs comme le staff n’ont pas fait l’erreur de le comparer à ‘Ludo’, ce que les observateurs peuvent être tentés de faire. Il faut le prendre comme il est, avec ses défauts et ses qualités. En tout cas, on peut dire qu’une fois de plus, le club ne s’est pas trompé dans son recrutement : bon joueur sur le terrain, bon mec en dehors. »

Laurent Agouazi balle au piedAprès cette période délicate, doutiez-vous de votre capacité à être à la hauteur d’une telle affiche ?

L.A. : « Il faut déjà rappeler une chose : notre phase aller a été exceptionnelle. Elle est unique depuis que la Ligue 2 existe. Au cours de celle-ci, le coach nous avait prévenu que nous aurions une panne. Cela nous a permis de rester sereins lorsque c’est arrivé. Nous avons toujours gardé à l’esprit que nous restions leaders, avec plusieurs points d’avance et un match en retard. A partir de là, ce n’était pas à nous d’avoir la pression mais à Caen, Le Havre ou Strasbourg. C’est eux qui se pouvaient se retrouver dans une position délicate en cas de faux-pas… »

Il vous fallait un « gros » pour vous relancer ?

L.A. : « Je pense en effet que ce match arrivait à point nommé. De plus, les Caennais ont ouvert le jeu, c’est dans leurs habitudes et ils avaient besoin d’aller chercher la victoire. Nous avions envie de montrer qu’une fois de plus, il n’y avait pas photo entre nous et nos concurrents directs… »

Trois petits jours suffisent-ils pour vous remettre d’aplomb afin d’affronter Dijon ?

L.A. : « On récupère mieux après une victoire. La fatigue, c’est dans la tête. Et puis, nous restons à la maison, ce n’est pas comme s’il fallait se déplacer à l’autre bout de la France ; comme cela avait été le cas lorsque nous étions allés à Niort quelques jours après la réception de Montpellier. Je ne me fais pas de soucis, il faut démarrer le match de Dijon à bloc, sans se poser de question. Si au bout d’une heure, l’un ou l’autre est cuit, il peut sortir. D’ailleurs, peut-être que le coach fera des changements dès le départ. »

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