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Insatiables Pagis et Niang

Le RC Strasbourg a mis fin à la malédiction qui le poursuivait dans les derbys de l’Est. Il a fait la différence sur les qualités individuelles de ses deux attaquants, auteurs des trois buts.
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Le Stade de la Meinau était prêt à s’enflammer pour ce derby de l'Est.
Bien aidé par sa récente victoire en Coupe de la Ligue, le Racing
avait rassemblé pas loin de trente milles personnes. De leur côté,
les Lorrains s’étaient déplacés accompagnés
de l’habituel cortège de circonstance, remplissant aisément
le parcage visiteur. Tout était réuni pour que cette soirée
soit synonyme de fête pour l’un, pour l’autre, ou les deux
!

Le début du match confirmaient cette impression. Le premier corner
lorrain, que bottait Obraniak, parvenait à Borbiconi qui ne cadrait pas
sa tête (5°). Strasbourg répliquait par Mamadou Niang, que
Stéphane Borbiconi stoppait de façon litigieuse. Monsieur Fraise
ne sifflait pas de penalty (10°). Ce n’était que partie remise,
toutefois, pour le Sénégalais. Après avoir admiré
la parade de son portier sur une frappe lointaine d’Hervé Tum,
l’ancien Messin mettait le feu dans la défense visiteuse. Après
un une-deux avec Pagis, il mystifiait Wimbée en ouvrant la marque
du pied gauche (1-0, 23°).

Voilà qui ne faisait forcément pas l’affaire des Lorrains,
eux qui n’avaient déjà pas la prétention de posséder
une puissance de feu égale à leurs adversaires. Malgré
tout, il fallait bien trouver un moyen de revenir à la marque. Les Mosellans
s’en sont remis à une vieille méthode. Celle qui les aida
à retrouver l’élite sans faire de vieux os dans l’antichambre
de l’élite. Proment tirait un coup-franc que Leca déviait
malicieusement. Personne ne touchait par la suite le ballon qui terminait au
fond des filets de Cassard (1-1, 36°) ! Aucun but n’était marqué
avant la pause malgré les efforts alsaciens. Wimbée s’étendait
sur une frappe lointaine de Johanssen (41°) et il regardait un lob malin
de Farnerud rebondir sur sa transversale (43°).

La seconde période était du même acabit que la précédente.
Supérieure techniquement, l’équipe alsacienne ne se procurait
pas pour autant un grand nombre d’occasions de buts. La faute à
une formation messine bien organisée et très sérieuse dans
son replacement défensif. Ainsi, on voyait Leca tenter une frappe de
trente mètres. Cassard voyait avec soulagement le ballon frôler
son poteau gauche. Côté strasbourgeois, Niang semait une nouvelle
fois le trouble dans la surface messine. Mais ses bonnes intentions se terminaient
par une simulation (55°). Si Socrier manquait de profiter d’une mésentente
dans la défense adverse, Pagis piquait trop sa tête sur un centre
d’Abdessaki. L’ancien attaquant de Sochaux avait pourtant le but
ouvert (60°) ! Malheureusement pour les Messins, ce dernier n’allait
pas se laisser miner par cet échec. Au lieu de cela, il s’offrait
un numéro individuel de haute voltige et crucifiait le gardien messin
(2-1, 75°). Dès lors, il ne restait plus aux hommes de Fernandez
qu’à se jeter à l’abordage. Forcément, ils
s’exposaient aux contres et à la vitesse de Niang. L’attaquant
alsacien buttait une première fois sur Wimbée. Sa seconde offensive
se terminait par un penalty, que Pagis transformait (3-1, 91°). Metz n’a
pas démérité mais a du s’incliner face au talent offensif du Racing. Et notamment, face aux accélérations
d’un attaquant qui s’est révélé sous la tunique
grenat…

La feuille de match

Strasbourg – Metz, 36ème journée
de Ligue 1


Score final : 3-1 (1-1)

Arbitre : Monsieur Fraise

Affluence : 23965 spectateurs

Buts :

Strasbourg : Niang (23°), Pagis (75° et
91°)

Metz : Leca (36°)

Avertissements :

Strasbourg : Niang (55°)

Metz : Obraniak (43°), Béria (50°)

Les équipes :

Metz : Wimbée – Béria, Borbiconi,
Méniri, Signorino – Leca (M.N’Diaye 79°), Proment, Obraniak
– Renouard (Avezac 61°), Tum, Socrier (Contout 79°)

Strasbourg : Cassard – Deroff, Kanté,
Lacour, Devaux – Johansen, Farnerud (LePen 68°), Abdessaki (Boka 61°),
Keita - Niang, Pagis

Les réactions

Jean Fernandez : Le tournant de
cette rencontre a été le deuxième but. Mickaël Pagis
a réalisé une action individuelle de classe mais nous avons manqué
d’agressivité. Ensuite, nous avons tout fait pour revenir et le
troisième but est anecdotique. Strasbourg méritait d’avantage
la victoire. Nous avons eu le mérite de revenir à la marque. Je
ne suis pas inquiet car notre situation est identique. Le match contre Paris
sera important. A nous de bien le négocier.

Yves Deroff : Nous attendions
ce moment avec impatience. Cette victoire a été difficile car
nous avons eu à faire à une formation bien en place. En ce moment,
la réussite est avec nous et cela nous permet de renverser les situations.
C’est le fruit du travail effectué. L’an prochain, nous serons
en plus de cela en Coupe d’Europe. C’est vraiment une belle fin
de saison pour nous.

Franck Signorino : Le but marqué
par Pagis est dur à encaisser car nous avons manqué d’agressivité.
A l’image du match de Bordeaux l’an dernier, la rencontre à
venir contre Paris sera capitale. Il ne faut pas ressasser cette défaite
car avec un point, nous serions aussi dans l’obligation de faire un résultat
samedi prochain. Nous serons à domicile, abordons la rencontre avec confiance,
en espérant que nos supporters viendront en nombre nous soutenir.

Jacky Duguépéroux
: Nous sommes enfin à l’abris. Nous sommes tombés sur une
équipe pas facile à jouer. Metz est dangereux sur les ballons
dans le dos de la défense et les coups de pieds arrêtés.
Nous en avons eu la confirmation sur le but de l’égalisation. Heureusement,
nous avons su faire preuve de caractère pour reprendre l’avantage.

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