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Le maintien ? Concret et réalisable

A 15 jours d'un choc capital contre l'AS Saint-Etienne, nul trace de défaitisme dans le camp grenat, l'équipe messine se battra jusqu'au bout car pour Albert Cartier "le maintien est toujours un objectif concret et réalisable" dans lequel "tous les joueurs se sentent impliqués".
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La défaite messine en terre troyenne samedi soir a de quoi
laisser une sensation d'inachevé au goût amer, tant elle est apparue imméritée,
puisque aux yeux de nombreux observateurs, les grenats ont disputé de loin leur
meilleur match en déplacement. Hélas si la manière commence à revenir (jeu en
profondeur, appels de balles, pressing haut et collectif retrouvé), il faut
pourtant bien se rendre à l'évidence, sur le strict plan comptable en cinq rencontres
le bilan est mitigé : une victoire, deux nuls et deux défaites.

Si la gifle de Monaco survenue dans un contexte si particulier (intoxication
alimentaire pour 11 garçons du groupe) ou la défaite en Coupe à Bastia pour
un groupe à court de compétition ne sont pas oubliés, la "mentalité" contre
Rennes, la "rigueur" contre Sedan ont servi de référence et d'exemple contre
Troyes.



Malgré cette déception la vie continue et Albert Cartier "bien
obligé de digérer, d'intégrer ce résultat car il faut se préparer à rebondir"

a comme tous les lundis matins retrouvé l'ensemble du staff technique. Communiquer,
quelles que soient les circonstances, tel est le maître mot du coach grenat
: "Demain (NDLR : aujourd'hui), il
y aura des interventions collectives et individuelles, il faut faire passer
ce qui va et ce qui ne va pas, tenir un discours positif pour être constructif"
.

Depuis quelques matches la formation messine est, on l'a vu, désormais capable
du meilleur comme du pire, même si au final samedi "quelques
erreurs d'inattention, de concentration ou de communication se sont payées cash"
.


"Mentalité et rigueur", voilà les fondations de
l'entreprise Cartier, qui a bien conscience de la difficulté de sa tâche "Je
n'ai jamais prétendu en arrivant à ce poste le 29 décembre que ce serait facile"
,
"la mentalité est là mais il faut encore et toujours plus
de rigueur"
.



Comment occupe-t-on une semaine de "transition" sans compétitions officielles
? Déjà en préparant le match amical contre Sochaux afin
"d'améliorer les choses"
, "de demander encore plus".
Remettre sans cesse son travail sur l'ouvrage "même si
les garçons ont l'impression d'avoir tout donné"
voilà le programme des
grenats jusqu'au mois de mai. Donner le maximum de soi-même car "avec
un but encaissé de plus, on n'a pas donné le maximum, même si c'est dur à entendre"

- mais "sans être déçu des garçons au vu du travail fourni".




Nulle trace de défaitisme dans le camp grenat, l'équipe se battra jusqu'au bout
: "le maintien est toujours un objectif concret et réalisable"
dans lequel "tous se sentent impliqués".
D'ailleurs Albert Cartier s'il a bien l'intention de corriger les carences défensives
actuelles du groupe n'accable pas la seule arrière-garde. Ainsi les "joueurs
doivent comprendre cette nécessité dans la récupération, qu'il leur faut être
dans la meilleure position pour contre-attaquer, qu'il leur faut être plus exigeants
dans la récupération, le replacement"
. Conscient de la charge physique
que cela impose, "cela demande un passage rapide du défensif
à l'offensif"
, l'entraîneur messin insiste sur "ce
travail collectif"
, mais croit au potentiel physique de son équipe car
"à 10 contre 11, on a montré qu'au niveau athlétique l'équipe
a à présent un bon niveau"
.



Quels enseignements positifs le coach grenat tire-t-il de cette rencontre ?
un mot fuse : "le mouvement". "Les
garçons jouent à présent vers l'avant autour du porteur du ballon et le but
de John Jager a été magnifique, c'est un symbole. Tout le monde a participé
à l'action. Nous essayons d'aller sans cesse de l'avant, de bannir les passes
latérales"
.



Un jeu trop offensif ne risque-t-il pas de s'exposer à prendre beaucoup de buts
? "Contre Bastia sur 4 buts ce sont 3 coups de pied arrêtés",
à Monaco le contexte était "particulier" mais "c'est
vrai, c'est un jeu à risque"
, cependant lucide le coach assume et
reconnaît qu'au vu de la situation de son équipe "nous
sommes obligés d'en prendre"
.



Offensivement ce jeu paye : "A part Sedan, et depuis le
match amical contre Nancy, le groupe a trouvé le chemin des filets à chaque
fois"
. Exact : près de deux buts en moyenne par match, cela faisait
longtemps que les attaquants messins n'étaient pas à pareille fête ! "On
joue pour gagner, il y a trop longtemps que nous l'avions oublié..."

Dans les têtes, à l'entraînement, les visages sont moins crispés, les sourires
reviennent, le message est en train de passer. Il reste 15 jours avant le choc
capital contre l'AS Saint-Etienne pour que ces bonnes dispositions prennent
vie sur le terrain et se traduisent au compteur par une petite bouffée d'oxygène.




5 points en 5 matches, si le compteur suit la même moyenne que sous l'ère Joël
Muller, la méthode change et de nouvelles têtes apparaissent (Mario Espartero),
certains changent de poste (Grégory Proment en libero) alors que d'autres sont
relancés (Christophe Bastien sur son côté droit a été bien plus percutant dans
ses montées) ou apparaissent régulièrement dans le onze de départ (David Regis
ou de Gunter Van Handenhoven). Albert Cartier croit en sa mission et en son
groupe : Les places se méritent, car "accorder sa confiance
ne signifie pas être titulaire"
, tout comme "il
est fini le temps où l'on prend un garçon ou on le jette sans qu'il ait de repères
car un garçon sorti du groupe doit pouvoir recadrer tout ce que l'on attend
de lui"
. C'est à ce prix et avec "ce potentiel
que le maintien reste concret et réalisable"
.

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