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Habib Diallo : "Je n'aime pas parler de moi"

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Habib Diallo, vous comptez trois buts en autant de rencontres. Est-ce satisfaisant ?

H.D. : « À titre personnel, pour le moment, je suis satisfait. J’ai bien débuté le championnat, mais il reste encore beaucoup de matches où j’espère me montrer décisif. Mais, le plus important c’est le collectif. Si on oublie la défaite à Angers, nous avons plutôt réussi nos débuts. Néanmoins, il ne faut pas se focaliser sur ces trois premiers matches et poursuivre dans cette voie afin de continuer à prendre des points. » 

Sur le plan personnel, vous avez également débuté de la meilleure des manières en débloquant votre compteur dès la première journée. C’est important pour un attaquant, non ?

H.D. : « Effectivement, ce but m’a fait énormément de bien. J’ai appris récemment que certains s’inquiétaient pour moi puisque je n’avais pas marqué en amical. Pour ma part, je n’étais pas inquiet. La saison dernière, je n’ai pas marqué un seul but en match amical. Ces rencontres sont complètement différentes de celles de championnat. Toute façon, je ne suis pas du genre à écouter ce qui se dit sur moi. Je me concentre uniquement sur ce que j’ai à faire et je continue à travailler afin d’y arriver. »

"Je joue le rôle de grand frère"

Avant d’atterrir à Metz, vous évoluiez à Génération Foot. Quel souvenir gardez-vous de cette époque ?

H.D. : « J’en conserve énormément de souvenirs. Je me rappelle qu’au début, c’était très dur car nous n’étions pas au centre d’entraînement que possède désormais Génération Foot. Nous vivions tous dans une maison avec seulement quatre chambres. Par la suite, nous avons emménagé au centre à Déni Birame Ndao et c’était beaucoup mieux pour tout le monde. »

Là-bas, vous avez côtoyé deux personnes importantes pour Génération Foot : Mady Touré et Olivier Perrin. Quelle relation entretenez-vous avec eux ?

H.D. : « Ces deux personnes m’ont beaucoup apporté et elles comptent énormément pour moi. Mady, c’est comme un deuxième père. Il a fait tellement de choses pour moi… Concernant Monsieur Perrin, j’échange quasiment avec lui après toutes les rencontres. Il me donne de nombreux conseils et je l’écoute toujours ! »

Au sein de l’effectif messin, vous êtes le plus ancien des joueurs passés par Génération Foot. Quel rôle tenez-vous auprès d’eux ?

H.D. : « Je suis leur grand frère. Ils viennent d’arriver et ne connaissent pas grand-chose sur la vie d’ici. Je tiens donc à les épauler afin de les aider au maximum dans leur acclimatation. Toute façon, dans le vestiaire je m’entends très bien avec tout le monde. » 

La discretion et le travail dans l'ombre

Est-ce une forme de tradition ?

H.D. : « Oui, on peut dire ça comme ça. Pour ma part, quand je suis arrivé, ce sont Mayoro (N’Doye) et Diafra (Sakho) qui ont joué le rôle de grand frère. À l’époque, nous étions et mangions tout le temps ensemble. Pour moi, il me semble donc logique que j’aide les jeunes comme eux m’ont aidé. »

Continuez-vous à suivre les résultats de Génération Foot ?

H.D. : « Bien sûr, oui ! Le week-end dernier, je n’ai pas regardé car nous étions aussi sur les terrains à ce moment-là, mais je sais qu’ils ont gagné trois à zéro. Grâce à cette victoire, Génération Foot s’est qualifiée pour le deuxième tour de la Ligue des Champions »

Vous vivez en France depuis maintenant six années. Avant d’arriver ici, y a-t-il un moment où vous avez douté de vos capacités à réussir dans le football ?

H.D. : « Oui, et ça remonte à 2014. Un an avant que je signe mon premier contrat professionnel, je jouais encore avec l’équipe réserve messine et je me suis blessé. J’ai été écarté plusieurs semaines à cause d’une fracture au cinquième métatarse. J’ai réussi à revenir sur les terrains et à faire à nouveau trembler les filets. »

À vos yeux, comment s’est déroulé le déclic ?

H.D. : « C’est simple, j’ai écouté les conseils. J’ai continué à me faire discret et à travailler dans l’ombre. »

"Nous ne nous laisserons pas faire"

Sur le terrain, qu’est-ce vous considérez comme votre point fort ?

H.D. : « Franchement, je ne sais pas. Je sais que j’ai des forces, mais ce n’est pas mon genre de me mettre en avant et de parler de mes qualités. Je n’aime pas parler de moi. »

L’un de vos prochains objectifs, c’est aussi de retrouver la sélection nationale, non ?

H.D. : « Évidemment ! Porter les couleurs de son pays, c’est une chose dont tout le monde rêve ! Je n’ai pas été sélectionné pour la dernière CAN, mais je n’étais pas énervé du tout car nous sommes très nombreux à mériter d’être appelés. Malgré tout, j’ai suivi tous les matches du Sénégal et j’étais le premier supporter. Si le sélectionneur ne m’appelle pas, je ne peux rien faire à part continuer à travailler ! »

Pour finir, comment abordez-vous la réception du Paris Saint-Germain ?

« Pour nous, c’est un match bonus. Nous savons qu’ils sont favoris, mais une chose est certaine : nous ne nous laisserons pas faire. Nous comptons aborder ce match comme n’importe quelle autre rencontre et nous donnerons tout pour embêter notre adversaire. »

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