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Philippe Gaillot, souvenirs de derby

Défenseur du club à la Croix de Lorraine aux 487 matches sous la tunique grenat, Philippe Gaillot a connu de nombreuses confrontations entre le FC Metz et l’AS Nancy-Lorraine au cours de sa carrière. Il revient pour fcmetz.com sur ses meilleurs souvenirs de derby.
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« Mon plus beau derby »
 
Philippe Gaillot : « Un match m’a particulièrement marqué, il s’agit de la rencontre que nous avons remportée (2-3) au Stade Marcel-Picot en 1997. A cette époque, le FC Metz possédait l’une des plus belles équipes de son histoire et les Nancéiens avaient dans leurs rangs de quoi rivaliser. Il y avait beaucoup d’engagement et d’intensité sur le terrain et l’ambiance était très chaude dans les tribunes. Il y avait d’ailleurs énormément de Messins ce soir-là et on peut dire que le public a tenu son rôle de douzième homme. Les supporters grenat ont même lancé une ola dans les travées de Marcel-Picot ! C’était une vraie ambiance de derby en tribune et sur la pelouse, très intense, mais avec aucun incident. Il y a eu de nombreux buts et du suspense puisque nous menions (0-2), que Nancy est revenu au score (2-2) avant que Jocelyn Blanchard n’arrache finalement la victoire en toute fin de match à l’aide d’un but dingue (2-3). Je ne risque pas d’oublier cette soirée ! »
 
« Mon plus beau but dans un derby »
 
Philippe Gaillot : « Ce n’est pas le plus beau, mais le plus symbolique pour moi. Il s’agit du match ASNL – FC Metz de la saison 1990-1991. Nous disputions une rencontre particulièrement fermée et tendue et je marque un but à l’heure de jeu qui offre la victoire à Metz sur la pelouse de Nancy. Je marquais pour la première fois face à l’AS Nancy-Lorraine et cela avait une saveur particulière pour moi car je viens d’un village équidistant de Metz et de Nancy la moitié des habitants est pro-Messins et l’autre pro-Nancéiens. Du coup, depuis tout petit j’ai entendu parler du derby lorrain et j’ai grandi au milieu des ces personnes divisées qui prennent tous à cœur ce genre de match. En arrivant au FC Metz, à 17 ans, j’ai continué à baigner dans cette rivalité. A peine arrivé, nous jouions le titre face à Nancy en jeunes et nous gagnions chez eux. Plus tard, avec l’équipe réserve, j’ai connu des matches très particuliers, notamment en 1984, le lendemain de la victoire en finale de la Coupe de France, nous remportions le derby à Nancy (0-4) ou encore d’une victoire nette et sans bavure (6-0) sur le terrain « de l’autoroute ».  Même s'il y a seulement trois points en jeu, les derbies dépassent l’intérêt sportif avec un fort besoin de vouloir justifier sa suprématie régionale mais sans que cela soit pour autant malsain. »
 
« Les plus beaux buts messins dans un derby »
 
Philippe Gaillot : « Comme je l’ai évoqué précédemment, le but de Jocelyn Blanchard qui nous a permis d’arracher la victoire (2-3) en 1997 reste un de mes meilleurs souvenirs. Il marque à l’aide d’une superbe volée des seize mètres, ce qui fait basculer le match juste avant le coup de sifflet final : mémorable ! Un but de Drago Brnovic m’a aussi beaucoup marqué. C’était en 1990, au Stade Saint-Symphorien, je venais de me faire opérer de la cheville, j’ai donc assisté au match au bord du terrain avec mon plâtre. Alors que Metz menait déjà (1-0), Drago Brnovic trouvait la lucarne d’une frappe puissante qui assommait complètement les Nancéiens, tout le monde était euphorique et le FC Metz s’imposait finalement (4-0) ! Il y a un autre but que je n’ai pas oublié, c’est celui de Michel Padovano en 1999, lors du derby aller, à domicile. Nous  nous contentons d’un match nul (2-2) mais je délivre deux passes décisives ce soir-là. C’était une soirée importante pour moi en plus car c’était mon quatre-centième match de Ligue 1. Pour l’anecdote, Monsieur Veissière, arbitre international, nous arbitrait ce soir-là et il m’avait offert son écusson FIFA pour l’occasion. Ce fut la seule fois au cours de ma carrière qu’un arbitre m’a donné autre chose qu’un carton (rires) ! Pour revenir au match, la première passe décisive était à destination de Michel Padovano, je déborde et centre et, alors qu’il peut marquer directement, il se complique la tâche en contrôlant, sur le coup je me demande ce qu’il peut bien fabriquer, mais finalement, il était tellement doué qu’il est parvenu tout de même à trouver le chemin des filets, ce fut un énorme soulagement ! »
 
« Mon adversaire le plus coriace dans un derby »
 
Philippe Gaillot : « Tous les joueurs nous marquent lors de telles rencontres. En revanche, je me souviens plus particulièrement d’un joueur nancéien qui était tout simplement fantastique. Il s’agit de l’Uruguayen Ruben Umpierrez, un milieu de terrain offensif qui a joué à Nancy à la fin des années 80 et au début des années 80. Sinon, il y a également Tony Vairelles. Il a marqué au Stade Saint-Symphorien l’un de ses premiers buts en tant que professionnel et s’est révélé aux yeux du grand public. C’était au cours du seul derby face à Nancy que j’ai perdu à domicile d’ailleurs, ce qui était particulièrement frustrant, surtout que nous n’avions pas réalisé un gros match. »
 
« La plus belle ambiance de derby »
 
Philippe Gaillot : « La victoire (4-0) en 1990 au Stade Saint-Symphorien, même si je n’avais pas pu jouer ce match, c’était plutôt grandiose. De toute façon, à domicile, à part la victoire (2-0) en 1987 qui était un peu fade pour un derby, tous les autres derbies ont été très marquants pour moi. Celui qui s’est disputé cette saison, en occultant les incidents en début de match, ressemblait vraiment aux ambiances que j’ai pu vivre en tant que joueur. Nos supporters étaient au rendez-vous comme dans le passé et il y avait de l’engagement sur la pelouse sans que cela dégénère. »

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