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Léoni en terrain connu

Parti sous des cieux plus cléments au terme de sa formation, Stéphane Léoni est de retour au bercail après une odyssée footballistique longue de huit années. Joueur polyvalent, il arrive avec un statut de complément qui ne semble ni l’effrayer ni lui déplaire.
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Il y a une dizaine de jours, Stéphane Léoni
recevait un coup de fil de Francis De Taddeo. Franco, le coach grenat lui faisait
part de la possibilité de l’engager comme ‘complément
défensif.’ En clair, il pallierait les absences des quatre titulaires,
sa polyvalence lui permettant de rentrer dans le onze de départ à
n’importe quel poste défensif. « Depuis que je suis parti,
affirme t-il, je suis un vrai supporter de Metz ! J’ai toujours surveillé
ses résultats. Je suis conscient d’arriver ici avec un statut de
doublure mais ce n’est jamais définitif. Il faut pour cela savoir
saisir sa chance au moment venu. »
Léoni sait également
que son lien de parenté avec Francis De Taddeo (ndlr : il est son beau-fils)
lui vaudra peut-être des réactions hostiles. « Lorsque
j’étais jeune, j’ai toujours vécu avec cela,

rappelle t-il. Mais quand des sélectionneurs m’appelaient en
équipe de France minimes, cadets ou juniors, c’est peut-être
que j’avais quelques qualités. Il me semble que le piston n’y
était pour rien, non ? Ce n’est pas grave, je mouillerai le maillot
pour que les gens sachent à qui ils ont à faire. De mon côté,
en tout cas, il n’y a aucun soucis. Si je suis bon, je jouerai. Autrement,
je ferai banquette. Je sais que Francis ne fera pas de sentiment à mon
égard. Il n’en a jamais fait. »
Le dossier est clos.
Penchons-nous sur l’odyssée.

4 pays et 7 clubs en 8 saisons

La dernière fois que Léoni a porté le maillot frappé
de la Croix de Lorraine, le FC Metz vivait parmi les plus beaux jours de son
existence. S’il a signé un premier contrat pro au terme de son
apprentissage du métier, il n’a jamais évolué avec
l’équipe A. Il faut dire que les résultats de cette dernière,
à l’époque, n’incitaient guère l’entraîneur
à faire appel à la jeunesse, si volontaire soit-elle. «
C’était quasiment impossible d’intégrer l’effectif
à l’époque », se souvient Léoni. D’autres
y sont parvenus au fil des années (Morisot, Marchal ou Proment). Lui
a pris les airs et franchi la Manche afin de rejoindre Bristol, club évoluant
en deuxième division anglaise ; puis Dundee United. « Ma
plus belle expérience,
estime t-il. J’ai joué
dans des stades pleins en Angleterre même s’il ne s’agissait
pas de première division. L’affluence pouvait varier de 10 000
à 20 000 spectateurs en fonction des clubs et là haut, tout
le monde te soutient. En Ecosse, j’ai foulé la pelouse de Glasgow,
avec 60 000 personnes dans les tribunes. Ce sont des moments qu’on n’oublie
jamais. »


Bien qu’il se sente à son aise, Léoni va pourtant refaire
ses bagages. Direction Sedan, en Ligue 1. Une offre provenant d’un club
de l’élite ne se refuse pas. « On bosse toute sa jeunesse
en formation pour y parvenir. »
Comme cadeau de signature, il joue
au Stade Vélodrome sa première rencontre de la saison. Mais
il ne passe par les Ardennes qu’en coup de vent : une année et
huit matches joués. Cette fois, pas besoin de réservation ni
de billet d’avion, la destination est plus terre à terre : Beauvais,
l’Oise, la Ligue 2 et une relégation en fin de saison. Pourtant,
il y serait bien resté : « Nous sommes descendus alors que
nous possédions la quatrième meilleure défense du championnat

(ndlr : Bruno Pompière en faisait partie). J’étais
capitaine et le courant passait bien avec l’entraîneur. J’aurai
dû signer un contrat de trois ans. Mais j’ai fait l’erreur
de penser que je pouvais trouver un club de niveau supérieur. C’est
le seul regret que j’ai dans mes choix de carrière. Aujourd’hui
encore, il m’arrive d’y repenser. »


La suite n’est effectivement pas très attrayante : Greuther Fürth,
pensionnaire de D2 allemande ; Rouen, en National ; puis Sète, l’an
dernier en Ligue 2. « Une saison sympa malgré la descente,
au sein d’une équipe qui n’a jamais lâché
le morceau et jouait bien au ballon. »
L’itinéraire
peut surprendre, il témoigne surtout d’un goût prononcé
pour l’aventure que le joueur ne nie pas. « J’aime découvrir
des cultures différentes, c’est quelque chose de très
enrichissant. J’espère d’ailleurs pouvoir repartir à
l’étranger par la suite. »
En attendant, à
Metz, il sera en terrain connu, tant au niveau de l’environnement que
de la division dans laquelle il évoluera. A ce titre, il prévient
déjà : « En revenant à Sète, j’ai
pu m’apercevoir que le niveau de la Ligue 2 avait considérablement
augmenté. Les équipes de tête qui venaient chez nous ne
s’en tiraient pas facilement. Cette saison, il y a une bonne dizaine
de formations qui affirment leur prétention de monter. Je pense que
ce sera le championnat de L2 le plus relevé de l’histoire…
»
On jugera à l’usage de la fiabilité de ce
conseil d’ancien. D’ici là, peut-être que Stéphane
Léoni aura déjà ressorti du placard ses bottes de sept
lieues…

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